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La crise climatique se matérialise déjà sur le terrain à travers une dégradation des écosystèmes de mangrove, des subsumerions récurrentes, une salinisation accrue des sols et par conséquent une réduction de terres arables, des pertes immenses de plages, une réduction considérable de la pluviométrie, des tempêtes dévastatrices et sécheresses extrêmes, à l’image de tous les Etats du monde, le Sénégal n’est pas à l’abri de ces impacts énormes du réchauffement climatique.

Ce phénomène inquiétant a un impact considérable sur la vie des populations en général et des plus vulnérables en particulier et le développement économique du pays et par la même occasion menace l’avenir des générations futures.

Face cette situation, les Etats du monde se sont mobilisé à travers l’organisation de réunions et de conférences internationales sur le climat (dénommée Cop), ce qui a abouti en 2015 à la ratification de l’Accord de Paris lors de la Cop 21 par près de 190 pays (parties).

L’engagement majeur pris par les parties, lors de cette rencontre déterminante dans la lutte contre les changements climatiques, était de limiter le réchauffement planétaire à un niveau nettement inférieur à 2 °C et en poursuivant les efforts pour le limiter à 1,5 °C par rapport au niveau préindustriel.

L’élaboration d’une Contribution Déterminée au niveau National (CDN) par chaque pays devrait traduire cet engagement. Ainsi, les CDN incarnent les efforts déployés par chaque pays pour réduire ses émissions nationales, par conséquent contribuer à l’effort global de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et s’adapter aux effets des changements climatiques.

L’Etat du Sénégal signataire de l’accord, a défini sa politique pour faire face à ce réchauffement climatique, assignée dans la CDN. Mais, il est important de noter que l’élaboration de cette politique se fait au niveau central alors que les communautés locales, en général plus vulnérables (jeunes, femmes, pêcheurs, éleveurs, agriculteurs etc.), ressentent directement ces conséquences et elles ne sont pas trop impliquées.

Dès lors, sonner une mobilisation au niveau des collectivités locales devient un enjeu capital dans cette lutte dans la mesure où il est essentiel qu’elles intègrent la problématique des changements climatiques et de l’environnement en général dans les plans de développement au niveau local et contribuent dans la mise en œuvre de la CDN, comme référentiel dans la politique climatique nationale.

L’ONG Action Solidaire International (ASI) dans le but d’apporter une pierre à l’édifice, et considérant la nécessité d’impliquer tous les acteurs dans la lutte à l’image des collectivités locales, avait initié une série d’ateliers de renforcement de capacités au profit des élus locaux sur le concept de la justice climatique et de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) dans la période allant du 17 Juillet au 19 Septembre 2023, dans les six (6) zones agroécologiques du Sénégal, à travers le projet « Activistes Africains pour la Justice Climatique » (AACJ).

Comme résultante de ce processus, l’ONG Action Solidaire International, compte mettre en place un réseau composé des élus locaux de toutes les zones du territoire afin d’assurer le plaidoyer au niveau local.

C’est à cet effet qu’un atelier de mise en place du Réseau National des Elus Locaux pour la Justice Climatique sera organisé dans le but de fédérer ou de connecter les acteurs au niveau local, qui sont les élus locaux.

Cette activité s’inscrit dans le « parthway1 » du projet AACJ, qui consiste à créer ou de renforcer des mouvements climatiques forts et inclusifs animés par les femmes et des jeunes, redynamisés et connectés aux mouvements mondiaux.

C’est dans cette dynamique, que l’ONG Action Solidaire International (ASI) a organisé un atelier de mise en place du Réseau National des Elus Locaux sur la Justice Climatique (RNEL-JC), le mardi 19 Décembre 2023 à l’hôtel Casino du Cap vert, Dakar.

I.RAPPEL

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Activistes Africains for Climate Justice (AACJ), l’ONG Action Solidaire International a eu organiser une série de renforcement de capacités au profit des élus locaux sur la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) et la Justice Climatique dans les six (6) zones agroécologiques du pays qui se sont tenus du 17 juillet 2023 au 19 Septembre 2023. Ainsi, plus de cent cinquante (150) élus locaux venus dans plus de vingt-deux (22) localités du pays ont été formés lors de ces ateliers. A la suite ces activités de renforcement de capacités, des groupes WhatsApp zonaux ont été créés avec l’appui des points focaux de ASI pour amorcer la dynamique de réseau au niveau local et zonal et faire le choix des délégués zonaux qui prendront part à l’atelier national de la mise en place du Réseau National des Elus Locaux sur la Justice Climatique (RENEL-JC).

II.OBJECTIF

L’objectif général de cet atelier était de mettre en place le Réseau National des Elus locaux sur la Justice Climatique (RENEL-JC).

Il a donc été question de revenir sur ces trois points :

-La justification et l’intérêt de la mise en place du réseau

-La présentation et la validation du projet de statut du réseau

-L’élection du bureau exécutif du réseau.

III.DEROULEMENT 

A. Cérémonie protocolaire

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Monsieur Mamadou DIOUF, Directeur de la Cellule D’appui aux Elus Locaux (CAEL) de l’Union des Associations des Elus Locaux (UAEL).

Monsieur Babacar SY point focal ASI était le maitre de cérémonie. Il a entamé la cérémonie en retraçant le cheminement qui a abouti à la création du Réseau National des Élus Locaux sur la Justice Climatique. Ce processus a débuté avec les points focaux, auxquels une mention spéciale a été accordée pour avoir rassemblé les élus de six zones identifiées sur le territoire national. La parole a été ainsi distribuée suivant cet ordre.

Ainsi, dans son mot de bienvenue, Monsieur Mamadou BARRY Directeur Exécutif de l’ONG Action Solidaire International (ASI), s’est réjoui de la tenue de cet atelier. Il a entamé ses propos par des remerciements et des salutations à l’endroit des autorités présentes au présidium, aux élus locaux, points focaux ainsi que la presse, avant de magnifier l’énorme travail effectué par les points focaux au niveau zonal pour la concrétisation de ce réseau.

Il est revenu sur les axes d’inventions de Action Solidaire International (ASI) à savoir la gestion de l’environnement (changements climatiques etc..), la gouvernance des ressources minérales, pétrolières et gazières, l’accès sécurisé au foncier et transformation des systèmes alimentaires entre autres.

Il en a profité pour faire une brève présentation du projet « Africains Activists for Climate Justice » (AACJ) dont le but est de démocratiser le débat sur les changements climatiques, avant d’évoquer le portage du projet au niveau international et national, les réalisations du projet dont le renforcement ou la création de mouvements de jeunes, de femmes et d’élus locaux lancés officiellement aujourd’hui.

Il a terminé son allocution en évoquant les enjeux de la mise en place de ce réseau en perspective parmi lesquels on peut citer l’accès au Fond Vert Climatique (FVC) et la meilleure prise en compte des préoccupations des communautés à la base dans les politiques climatiques nationales.

Monsieur Abdou SANE, Adjoint délégué auprès du Maire, chargé des affaires foncières est sociales à la Mairie de Ziguinchor, élu local parlant au nom de ses pairs.

Il a entamé son allocution par des remerciements à l’endroit de l’ONG Action Solidaire International et son directeur avant de magnifier l’initiative qui consiste à mettre en réseau les élus locaux pour une meilleure prise en compte des changements climatiques au niveau local et une meilleure implication des élus locaux dans la lutte contre les changements climatiques.

Il a montré l’importance de la territorialisation de la lutte contre les changements climatiques car les communautés locales ressentent plus les effets néfastes liés au réchauffement climatique et que les élus locaux doivent jouer le rôle de relais entre les communautés et le pouvoir central.

Il a aussi évoqué le programme important de formation développé par le Centre de Suivi Écologie (CSE) au profil des élus locaux dans les régions pilotes de Matam, Fatick dont l’objectif est de permettre aux élus locaux de capter davantage les fonds dédiés à la lutte contre les changements climatiques comme le Fond Verts Climat (FVC). Par la même occasion, il suggère à ASI de travailler avec le CSE dans le cadre de cette initiative.

Il a terminé son allocution par un appel à l’action car selon lui, cela fait près d’un siècle que les acteurs s’organisent à travers les Cop et autres rencontres relatives au climat mais le moment est venu pour que l’action prime sur le discours. Il a également invité les élus locaux à prendre en compte les changements climatiques dans les politiques de développement locales, car la non-prise en compte de ce facteur risque d’anéantir tous les efforts de développement au niveau local. Il appelle aussi les élus locaux à intégrer les COMRECC au niveau régional.

Monsieur Elimane DIOP de la Direction de l’Environnement et des Etablissements Classées (DEEC), représentant monsieur le ministre de l’Environnement du Développement Durable et de la Transition Ecologique à son tour, a entamé son allocution par des salutations et des remerciements à l’endroit de Action Solidaire International et des élus locaux. Il a félicité Action Solidaire International (ASI) de l’initiative qui consiste à territorialiser la problématique des changements climatiques. Il est revenu sur les trois (3) axes de la politique climatique nationale orientée sur le principe du pollueur-payeur, car les pays du sud contribuent moins au réchauffement climatique mais ils subissent de plein fouet les effets néfastes des changements climatiques ; l’obligation de léguer un environnement sain pour les générations futures, le dernier principe, c’est là où été intervenus les organisations de la société civile comme ASI.

Madame Uta KUEHN Première Secrétaire de l’Ambassade d’Allemagne au Sénégal, a entamé son allocution par des salutations et remerciements à l’endroit de l’ONG Action Solidaire International (ASI) et des participants. Elle a indiqué que les dirigeants du monde viennent de sortir à peine de la Cop 28 de Dubaï et que l’urgence d’agir était le message clé. Elle a ensuite évoqué la vulnérabilité des pays du Sud comme le Sénégal avant de rappeler que le Sénégal est sur une trajection de développement qui nécessite un apport important en énergie. Cependant, elle appelle les autorités à privilégier la transition énergétique juste. Elle a rappelé la nécessité d’impliquer les couches les plus vulnérables telles que les jeunes, les femmes, les pêcheurs, les paysans dans la lutte.

Elle a terminé son allocution à travers des encouragements à l’endroit des élus locaux et des remerciements à l’endroit de ASI.

Monsieur Mamadou DIOUF, Directeur de la cellule d’Appui aux Elus locaux à l’Union des Associations des Elus Locaux du Sénégal (UAEL), a entamé ses mots par des remerciements et des salutations à l’endroit des autorités et participants avant de rappeler les initiatives vertes ciblant les élus locaux comme le réseau des élus locaux sur les villes vertes ; le réseau des élus locaux sur le budget participatif sensible aux handicaps, au genre, aux changements climatiques, aux enfants, la nutrition etc. Il a indiqué que toutes ces initiatives sont mortes.

Il a rappelé que parmi les compétences transférées figurent l’environnement et la gestion des ressources naturelles.

Il a terminé son allocution par prendre des engagements au nom de l’UAEL à accompagner ce réseau, à vulgariser ce réseau, à appuyer la mise en œuvre du plan d’action du réseau avant de déclarer ouvert l’atelier de mis en place du Réseau National des Elus Locaux sur la Justice Climatique.

La présentation des participants a mis fin à cette partie.

B. Format 

L’atelier s’est déroulé le 19 Décembre 2023 à l’hôtel Casino Cap Vert, Dakar

La consultation et le consensus ont été privilégiés lors de la mise en place du comité directeur, du bureau exécutif et l’assemblée générale.

C. Présentation

1.La justification et l’intérêt de la mise en place du réseau

Madame Rokhaya FALL coordinatrice des projets à l’ONG Action Solidaire International (ASI) est revenue sur la justice et l’intérêt de la mise en place de ce réseau en perspective.

Elle a indiqué que la mise en place de ce réseau entre dans le cadre de la mise en œuvre du projet Activistes Africains pour la Justice Climatique (AACJ), plus précisément de l’axe 1 de ce projet qui porte sur le renforcement ou la création de mouvements forts. La mise en place de ce réseau entre dans cette dynamique. En fin, elle a indiqué d’ailleurs que c’est le premier mouvement créé en ce sens, car depuis le début du projet, ASI a plus travaillé à renforcer les mouvements de jeunes (PN3C) et de femmes (Réseau des Femmes de la FAYDA).

2. Présentation du projet de statut

Cette présentation a été fait par M. Ousmane THIOUNE, consultant, géographe-environnementaliste. THIOUNE a entamé sa présentation par une proposition de trois (3) autres noms pour le réseau. Il a ensuite fait une présentation du projet de statut du réseau à travers la définition du cadre juridique, la constitution et l’objet du réseau, en passant par l’administration et le fonctionnement du réseau ; la mobilisation des ressources pour le réseau et ainsi que la modification du statut et la dissolution du réseau.

3. Discussions

A la fin de cette présentation, la parole a été donnée aux élus locaux pour qu’ils donnent leurs avis. Les participants ont choisi à l’unanimité, le nom « Réseau National des Élus Locaux pour la Justice Climatique » (RENEL-JC), car ce nom souligne clairement le caractère national du réseau et que cette dénomination a été considérée comme la plus adéquate par rapport à la portée et les objectifs assignés au réseau.

Il a été proposé d’utiliser comme organe de direction (d’administration) pour le réseau, un comité directeur en lieu et place de « Conseil d’Administration (CA) », car étant l’organe le plus appropriée pour le cadre juridique des associations.

Pour le cadre juridique, il a été aussi retenu que le réseau revête le statut d’association avec à sa tête un comité directeur.

Pour les membres du bureau exécutif, il a été retenu d’ajouter trois (3) autres postes à savoir un Vice-Président, un Secrétaire général Adjoint et un Trésorier Général Adjoint afin d’assurer une bonne représentativité des six (6) zones mais aussi et surtout mieux faire le travail étant donné que c’est un réseau national.

Il a été proposé d’élargir le réseau aux autres acteurs des collectivités territoriales, tels que les agents des services municipaux. Cela vise à impliquer une diversité d’acteurs mandatés par leur maire, élargissant ainsi la portée du réseau. La préoccupation de conformité avec le code des collectivités territoriales a été soulignée comme un aspect essentiel. L’idée de nommer le réseau « Réseau National des Collectivités Territoriales pour la Justice Climatique » a été suggérée pour refléter cet aspect.

Les discussions ont aussi porté sur la cotisation des membres comme modalité de mobilisation des ressources pour le réseau mais certains participants ont exprimé une crainte qui pourrait engendrer une confusion. Si est ce que c’est la commune ou l’élu local lui-même qui va se charger de la cotisation ? Cependant, ils ont tous reconnu la nécessité de contribuer financièrement pour la bonne marche du réseau.

Les élus locaux ont mis également mis en avant la nécessité de prêter une attention particulière à des éléments tels que la pérennisation du réseau à travers des liens avec les ARD, et la gestion du conseil scientifique par ASI pour une efficacité accrue mais aussi et surtout l’importance de faire des comptes rendus pour immortaliser les missions dans le cadre du réseau.

 

4. La mise en place du bureau exécutif du réseau et discours du Président

D’abord le statut du réseau a été validé par l’assemblée à la suite des discussions. Ainsi, un Comité Directeur (CD) composé de douze (12) membres dont deux élus par zone a été élu de façon consensuelle et paritaire afin d’assurer une représentation équitable et inclusive des zones.

Les membres de l’Assemblée Générale (AG) sont au nombre de dix-huit (18) et les membres fondateurs sont au nombre trente et un (31).

Ainsi, les membres de l’Assemblée Générale (AG) joueront un rôle crucial en participant activement aux différentes commissions thématiques qui seront mises en place. Cette approche garantit une implication collective dans les divers aspects de la mission du réseau, renforçant ainsi la synergie et l’impact des actions entreprises.

Ensuite, le Comité Directeur s’est réuni hors de l’assemblée et a mis en place, de façon consensuelle et paritaire, le bureau suivant :

– Président : Abou SANE (zone sud)

– Vice-Présidente : Ouleymata SAKHONOKHO(zone nord)

– Secrétaire générale : Saliou MBENGUE (zone Ouest)

– Secrétaire générale adjoint : Cheikh Abdou Khadre DIAKHATE (zone centre)

– Trésorier général : Maroufou TOURE (zone sud-est)

– Trésorière générale adjointe : Salma FALL(Petite cote)

Un Président issu de la zone sud, d’une Vice-Présidente issue de la zone nord, d’un Secrétaire Général issu de la zone ouest, d’un Secrétaire Général Adjoint issu de la zone centre, d’un Trésorier Général, d’un Trésorier Générale Adjoint et d’un Commissaire aux Comptes.

A la suite de cette élection, le Président du bureau et du réseau, Monsieur Abdou SANE a été installé officiellement. C’était une occasion pour lui de prononcer un discours fédérateur, d’appeler ses pairs à travailler ensemble pour la bonne marche du réseau avant de faire un appel à l’action climatique.

5. Recommandations

A la suite des discussions, les recommandations suivantes ont été formulées :

  • Faire le lien avec le Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) ;
  • Intégrer d’autres acteurs des collectivités territoriales comme par exemple les agents municipaux pour la pérennisation de l’initiative vu que les élus locaux ont un mandat précaire de cinq (5) ans ;
  • Créer des cellules de pertes et dommages au niveau local surtout dans les zones d’exploitation minières car ces entreprises minières font chaque année un chiffre d’affaires de plus 4000 milliards de dollars alors que les cinquante (50) pays les plus vulnérables aux changements climatiques ont besoin juste de cinq (5) milliards pour faire face aux effets néfastes des changements climatiques ;
  • Promouvoir le développement durable et l’équité ;
  • Mettre en place un comité technique et scientifique géré par ASI et ses points focaux car les élus locaux n’ont pas le temps pour la réflexion mais plutôt se focaliser sur les actions concrètes sur le terrain ;
  • Faire des correspondances officielles aux différentes maires pour assurer la pérennisation et de durabilité du réseau ;
  • Inviter les élus locaux présents à l’atelier à faire des comptes rendus au niveau de leurs collectivités territoriales respectives ;
  • Ratifier des conventions de partenariat avec les Agences Régionales de Développement (ARD), bras technique des collectivités, pour pérenniser le réseau ;
  • Renforcer le réseau au niveau zonal et à la base ;
  • Inviter les élus locaux à porter des combats environnementaux en justice ;
  • Elargir le réseau à la zone agroécologique ainsi que la base ;
  • Prendre en compte les changements climatiques dans les politiques de développement locales ;
  • Inviter les élus locaux à intégrer les COMRECC au niveau régional.
  • Dénoncer l’inaction face à l’urgence climatique ;
  • Plaider pour une meilleure implication des élus locaux dans la lutte contre les changements climatiques et la politique climatique nationale ;
  • Travailler davantage avec le Centre de Suivi Ecologique (CSE)

6.Cloture

Les mots de clôture ont mis fin à l’atelier. Ainsi, M. Babacar SY, a exprimé, au nom des points focaux, une profonde gratitude envers tous les élus présents. Il a souligné le travail préalable effectué avec eux dans les différentes zones, marquant ainsi le début d’un parcours vers l’essentiel pour faire face aux défis des changements climatiques.

Abdou SANE, Président du Réseau National des Élus Locaux pour la Justice Climatique, attribue le mérite exclusif à ASI pour cette initiative historique. Il a salué le dévouement de l’équipe de ASI, soulignant l’importance de leur engagement noble dans un monde souvent axé sur des priorités différentes. Il a appelé tout un chacun à être à la hauteur des missions pour préparer un héritage positif pour les générations futures.Mamadou Barry, Directeur Exécutif de ASI, a félicité le bureau nouvellement formé et a exprimé sa satisfaction. Il a remercié chaleureusement les élus locaux pour leur détermination, soulignant le rôle crucial des points focaux. Le Directeur Exécutif de l’ONG ASI a encouragé le réseau à travailler sur la mobilisation des ressources et soulignant l’importance de l’engagement sur les effets des changements climatiques. Il conclut en soulignant que le travail acharné du réseau ne sera pas vain.

L’atelier de mise en place du Réseau National des Elus Locaux pour une Justice Climatique (RENEL-JC) qui s’est tenu le mardi 19 Décembre 2023 a été une belle réussite.

Il a été un moment fort de discussions, d’échanges et de partage. Les élus locaux ont magnifié dans l’ensemble l’initiative qui consiste à mettre en place ce réseau qui prendra en compte exclusivement leurs préoccupations liées aux changements des climatiques. Cette activité avait une belle couverture médiatique. Cet atelier a permis de mettre en place un comité Directeur, (CD), un Bureau Exécutif (BE) mais également de définir les membres de l’assemblée générale ainsi que les membres fondateurs du réseau. Cet atelier a été jugé très satisfaisant par les élus locaux, les autorités qui n’ont pas manqué de saluer l’engagement et la détermination sans faille de toute l’équipe ASI avec en sa tête le Directeur Exécutif.