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RAPPORT PROJET CLUB CHANGEMENTS CLIMATIQUES (3C)

 SOMMAIRE


I. Contexte et justification
II. Objectifs
III. Approche méthodologique
IV. Déroulement des activités
V. Innovation numérique
VI. Conclusion
VII. Documents Annexes

  1. Réunion de partage avec les points focaux du projet club changement climatique (3c)
  2. Tournée d’installation des clubs
    Annexes1 : Compte rendu réunion de partage avec les points focaux
    Annexe2 : Procès verbal d’installation du club changements climatiques de Taïba N’diaye
    Annexe3 : Procès verbal d’installation du club changements climatiques de Joal-Fadiouth
    Annexe4 : Procès verbal d’installation du club changements climatiques de Cayar

 

Introduction
Après sa participation à la COP 22 de Marrakech, Action Solidaire International a initié un projet dénommé
« 3C » dont le but essentiel est d’engager les jeunes sur l’action climatique.
Ainsi, le projet a été soumis à des partenaires notamment le Service de Coopération et d’Action Culturelle de
l’Ambassade de France qui a accepté d’accompagner le projet dans sa phase pilote. D’autres partenaires
techniques et financiers ont été saisis pour accompagner le projet.
La phase pilote s’est déroulée à travers trois (03) zones identifiées (Taïba, Joal et Kayar ) en s’appuyant sur les
Associations Sportives et Culturelles ( ASC ) pour toucher les jeunes dans les quartiers. Ayant eu lieu en période
des grandes vacances, les élèves et étudiants n’étaient pas concernés.
Il faut noter par ailleurs que les actions de terrain tournaient essentiellement sur l’installation des clubs et la
présentation du projet et ses enjeux.

 

I. Rappel du Contexte


L’étude commanditée par le Comité de pilotage de la COP 22 du Maroc et réalisée dans le cadre de la COP22,
révèle que l’école africaine n’assure pas son rôle d’informer sur le changement climatique. Prés de 86% des
jeunes enquêtés fréquentant l’école affirment subir les conséquences des changements climatiques mais seuls
13% sont sensibilisés dans leur circuit scolaire ou universitaire.
Le Sénégal n’est pas en reste en ce que les jeunes constituent une franche importante de la population avec
plus 65% qui ont -25ans. Ainsi ils forment un potentiel humain indispensable pour soutenir le développement
et pour cela ils doivent savoir et agir.
C’est fort de cela qu’Action Solidaire International (ASI) les placent au centre de ses programmes et activités.
Ainsi pour lutter contre les menaces et les effets néfastes du changement climatique, l’éducation
environnementale parait comme nécessité et une priorité pour la préservation du système climatique dans
l’intérêt des générations présentes et futures basée sur l’équité de genre.
En effet, le code de l’environnement sénégalais fait de l’éducation environnementale une priorité nationale en
ces termes « la lutte contre les effets adverses du changement climatique, la réduction des gaz à effet de
serre ainsi que la prévention des catastrophes ou événements extrêmes liés au climat sont reconnues
comme priorités nationales ».
C’est dans cette dynamique de Protection de l’Environnement, de lutte contre les effets néfastes du
Changement Climatique et de mise en œuvre d’actions d’atténuation ou d’adaptation que « Action Solidaire
International », au regard de ses missions, a initié la création de Clubs Changement Climatique (3C) comme un
moyen de contribution à l’éducation environnementale dans les communautés.
En outre les Clubs Changement Climatique (3C) constituent également un renforcement et une consolidation
de l’Université de l’Environnement initiée par ASI depuis 2013. Elle consiste en un cadre de réflexion,
d’échange, de formation et de partage d’expériences dont le but principal est renforcer la capacité et le
leadership des organisations et des acteurs communautaires sur les questions relatives à la défense de
l’Environnement. .

II. Rappel des Objectifs

L’objectif global du 3C est de promouvoir l’écocitoyenneté et l’éco-responsabilité dans la communauté en
passant par les élèves et étudiants mais aussi par les jeunes au niveau des quartiers (ASC, Groupement de
jeunes, groupement de femmes).
Cet objectif général peut être décliné en ces cinq (5) objectifs spécifiques qui suivent :
– Mobiliser et organiser les jeunes dans les établissements et dans les quartiers
– Former et sensibiliser les jeunes sur les causes et conséquences de changement climatique
– Mettre en œuvre d’actions d’adaptation et/ou d’atténuation des changements climatiques à travers
les jeunes dans des projets locaux ;
– Fédérer les différentes initiatives des jeunes sur l’environnement ;
– Faire des 3C des relais aux initiatives nationales et internationales ;
– Inculquer aux jeunes les valeurs civiques et de préservation de leur environnement.

III. Approche méthodologique

L’approche adoptée est basée principalement sur deux (02) étapes :
– La première étape du projet à consister :

  • A la validation du contenu de l’éducation environnementale avec autorités de la COMNACC ;
  • au partage du projet avec les différentes organisations de la société civile et structures publiques
    impliquées sur les problématiques de changement climatique et de l’éducation
    environnementale.
    – La seconde étape a consisté à la mise en œuvre du projet à travers la réunion de partage avec les
    points focaux et la tournée d’installation des clubs au niveau de Taïba N’diaye et de Joal-Fadiouth

 

IV. Déroulement du projet

La réalisation de la phase pilote a été ponctuée par deux étapes notamment la réunion de partage avec les
points focaux et l’installation des clubs.

      a. Réunion de partage avec les points focaux

Elle s’est tenue le jeudi 20 juillet 2017 à 9 heures au siège de Action Solidaire. Cette réunion avec regroupé la
première vague des points focaux venant des localités comme Dakar, Bargny, Taiba, Thiès, Cayar, Zoal,
Foundiougne et Djilor. La deuxième vague des points focaux dans les zones d’intervention ciblées par le projet
sera convoquée avant la mise en échelle.
Cette réunion avait pour but de partager avec les points focaux des différentes zones retenues les termes de
référence pour une meilleure appropriation du projet afin de faciliter l’installation des clubs dans leurs
localités. De manière spécifique, la réunion avait permis à ASI et les points focaux de pouvoir’:
– Echanger et de partager sur le projet ;
– Affiner des stratégies pertinentes de mise en œuvre du projet ;
– Esquisser un plan d’action ou de déroulement des installations des clubs
– Identifier les zones les plus vulnérables à prioriser dans l’installation des clubs

       b. L’installation des clubs de changement climatique

A la suite de la réunion de partage avec les points focaux, l’équipe du projet composée de quatre (04) membres
à la tête de laquelle le coordonnateur du projet, a démarré une tournée dans les localités pilotes pour installer
les clubs changement climatique.
La tournée d’installation des clubs s’est déroulée en période des grandes vacances. Ainsi, le projet a ciblé les
jeunes dans les quartiers à travers les Associations Culturelles et Sportives ( ASC ) en attendant l’ouverture des
classes pour l’installation de clubs dans les établissements scolaires.
L’installation des clubs dans les localités s’est tenue souvent en présence des autorités locales et des services
techniques de l’Etat. Trois (03) zones pilotes ont été identifiées pour l’installation des trois (03) premiers clubs
à savoir la Commune de Taiba, de Joal et de Cayar.


V. Innovation Numérique

Parallèlement à l’installation des clubs dans les zones d’intervention, il a été apporté une innovation numérique
pour mieux mobiliser la cible essentiellement jeune.
Cette innovation numérique repose sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication
notamment les réseaux sociaux et des technologies et logiciels Open sources accessible gratuitement au public
à savoir Facebook et WhatsApp.
Ainsi, un groupe whatsApp a été ouvert pour permettre aux différents membres des clubs de pouvoir échanger
et discuter sur les thématiques du projet. Ils peuvent aussi partager des informations et des bonnes pratiques.
Il a été également ouvert une page facebook pour publier toutes les activités qui seront réalisées dans le cadre
du projet. Chaque club va disposer d’un groupe facebook qu’il va animer en fonction des activités qu’il va
réaliser dans le cadre du club.

VI. Conclusion

La réalisation de la phase pilote du projet 3C a permis de mieux appréhender le manque d’information et de
sensibilisation sur les changements climatiques à l’endroit des jeunes. Dans les zones oû sont installées les
clubs, les jeunes ont à chaque fois déploré le fait que rien n’a été fait pour les sensibilisés sur ce phénomène
dont ils peuvent par eux même constater les changements sans avoir aucune explication à part de se fier aux
connaissances endogènes.
Il faut noter par ailleurs que le projet 3C a suscité un réel engouement auprès des jeunes qui demandent que la
formation sur les changements climatiques et l’éducation environnementale soient parmi les axes majeurs du
projet. Toutes les autorités locales et les services techniques de l’Etat s’engagent à faire de ce projet un levier
pour un changement radical des comportements chez les jeunes.
Toutefois, même si l’équipe de projet a montré un réel engagement sur le terrain, il n’en demeure pas moins,
que quelques difficultés ont été notées dans la mise en œuvre. Il s’agit essentiellement des contraintes liées
aux aspects organisationnels sur le terrain et l’insuffisance de ressources financières pour aller au-delà des trois
( 03 ) clubs installés.

VII. Documents Annexes

Il est joint sur ce rapport les comptes rendus de la réunion de partage avec les points focaux et l’installation des
clubs pour chaque localité. La liste de présence pour chaque réunion ainsi que les plans d’action provisoires
des différents des différents clubs y sont également joints. A travers ces notes de comptes rendus, on retrouve
les détails de chaque réunion.
Annexe 1. Réunion de partage avec les points focaux
Le jeudi 20 juillet 2017 à 9 heures dans les locaux de Enda Pronat s’est tenue la réunion de partage avec les
points focaux du projet 3C (Club de Changement Climatique).
Cette rencontre avait pour but de partager avec les points focaux des différentes zones retenues les termes de
référence pour une meilleure appropriation du projet afin de faciliter l’installation des clubs dans leurs
localités. De manière spécifique, la réunion avait permis à ASI et les points focaux de pouvoir’:
– Echanger et de partager sur le projet ;
– Affiner des stratégies pertinentes de mise en œuvre du projet ;
– Esquisser un plan d’action ou de déroulement des installations des clubs
– Identifier les zones les plus vulnérables à prioriser dans l’installation des clubs
A l’entame, une présentation précise et concise d’ASI et du projet 3C a été faite par le Coordonnateur du projet
Mr Cherif DIALLO avant qu’il ne revienne largement sur les TDR de la réunion fixant ainsi les éléments clés de la
rencontre pour une compréhension parfaite de celle-ci par les différents participants.
Suite à la présentation de l’organisation et du projet un tour de table a permis aux points focaux de donner
leurs points de vue sur le projet tout en soulevant les problèmes environnementaux et particulièrement ceux
liés aux changements climatiques dont ils sont confrontés dans leurs localités respectives.
Monsieur Papis SY point focal de Foundiougne a mis en exergue le travail important qu’ASI effectue au sein de
sa commune en accompagnant les femmes dans le cadre de son vaste programme PAAEF (Programme d’Appui
à l’Autonomisation Economique des Femmes), et est revenu sur l’importance de la rencontre du fait de la
spécificité des problèmes environnementaux propres à chaque localité.
Monsieur Cheikh DIONE de Kayar a salué l’initiative tout en rappelant que Kayar s’inscrit dans la dynamique
avec son programme « Kayar ville verte » il a d’ailleurs noté que la localité regorge un nombre considérable de
femmes s’activant dans la transformation des produits halieutiques et souhaite que ASI les accompagne dans le
cadre du programme PAAEF. Enfin il a souligné la nécessité de restaurer le lac pour les besoins de la
pisciculture et la restauration de la bande la de filao qui peuvent bien intégrer le projet 3C dans la zone.
Monsieur Cheikh Mbacké FAYE de Djilore , après avoir salué la rencontre, a soulevé la nécessité de faire une
enquête préliminaire auprès des zones identifiées devant recevoir le projet pour avoir l’état des lieux des
problèmes environnementaux mais aussi d’élaborer un référentiel de projet avec le ministre de la formation

professionnelle comme base d’une convention de partenariat en vue de la réplicabilité du projet dans les
centres de formation.
Monsieur GOUDIABY de Thiès, s’inscrivant dans la même lancée que ses prédécesseurs, a rappelé que son
Association ayant comme mission la protection et la préservation de l’environnement a reboisé une bande
verte le long de la route nationale 1. Ce qui constitue un espace vert dédié aux habitants de la localité pour des
besoins d’épanouissement. Il sollicite que le projet 3C puisse appuyer son association à continuer le
reboisement de la bande afin de dissuader les autorités municipales et les promoteurs immobiliers de toute
tentative d’accaparement.
Monsieur Fadel WADE de Bargny , suite à un exposé exhaustif des activités réalisées par ASI dans sa zone, a
confirmé les données faisant savoir que 13% des jeunes sont informés sur les Changements Climatiques par
suite à une excursion organisée par un professeur de lycée avec les élèves de son établissement sur les raisons
d’être de la centrale à charbon ; Seul un élève sur une dizaine posait aux responsables de la centrale des
questions pertinentes liées à l’environnement et aux changements climatiques et que ces derniers étaient
quelquefois dans l’impossibilité d’apporter des réponses satisfaisantes.
Il a aussi rappelé que Bargny possède un potentiel à exploiter au profit du projet 3C en passant par les ASC tout
en valorisant le volet culturel de ces structures et les innombrables associations de défense de l’environnement
existantes dans la zone ;
Monsieur Adama DIOH de Joal, quant à lui a précisé l’existence de clubs dans sa zone initiés par les professeurs
de lycée mais non suivis par les populations dû à un déficit de communication et de stratégies pertinentes. Il a
estimé que le projet 3C pourrait bien combler ce gap. Il a aussi soulevé que sa localité est confrontée à un fort
taux de salinisation des terres, à l’avancée de la mer, à un problème de salubrité causé par une mauvaise
gestion des ordures, de la pollution atmosphérique etc.
Monsieur Abdoulaye DIA de Taïba après les salutations d’usage, suggère la mise en place d’un canal de
communication pour recueillir les réalités environnementales de chaque zone d’installation du projet. Il a aussi
noté que sa zone abrite de nombreuses centrales chimiques mais aussi solaires et qui nombre d’entre elles
n’ont pas pris en compte les avis des populations lors de leur implantation.
Par conséquent, les pollutions extrêmes des centrales impactent négativement sur la productivité agricole et
maraichère. L’exemple d’une campagne de sensibilisation au niveau des écoles occasionnant de nombreuses
affectations d’enseignants prouve le besoin urgent de conscientiser les populations sur les enjeux des
changements climatiques.
Madame Fatima KANE de Enda Lead propose qu’un diagnostic participatif à la base soit réalisé car la non
implication des populations sur le projet serait un obstacle à l’avancée de celui-ci.

Photo1 : réunion de coordination avec les points focaux


Suite à ce tour de table des différents participants quelques recommandations fortes ont été formulées parmi
lesquelles :
R1 : Elaboration d’une convention de partenariat autour des axes majeurs du projet avec les différents
ministères concernés afin de faciliter l’installation des clubs dans les établissements, centre de formation ,
universités et les quartiers .
R2 : Nécessité de communiquer sur le projet dans les langues locales de chaque zone pour une meilleure
appropriation du projet par les communautés et la compréhension du contenu des changements
climatiques.
Annexe 2. Installation du club changements climatiques de Taïba N’diaye
Cette réunion qui s’est déroulée dans la mairie de Taïba à la date du mercredi 20 Septembre 2017, avait
comme objectif de susciter un engagement des jeunes de la localité de Taïba en vue de favoriser une
appropriation des questions liées à la lutte contre les changements climatiques.
Résultats obtenus:
A l’issu de cette rencontre quatre (4) résultats étaient attendus :
– un club changement climatique a été installé ;
– un bureau a été validé par les représentants de l’ASI et tous les participants ;
– un renforcement de la compréhension des questions liées aux changements climatiques de la zone
– une esquisse d’un plan d’action a été élaborée.

 

Déroulement

Le Mercredi 20 Septembre 2017 à 15H s’est tenue à la mairie de Taïba N’diaye, une réunion qui avait comme
objet d’installer le club mais également de valider le bureau qu’il avait déjà constitué.
Elle a débuté par une allocution de M. Abdoulaye DIA président du Conseil Communal de la Jeunesse de TAIBA
NDIAYE qui est largement revenu sur l’importance de l’engagement des jeunes dans la défense de leur intérêt
commun. Il n’a pas manqué de signaler les maux dont souffre leur commune du fait de l’implantation
grandissante des industries minières dont la plus préoccupante reste les ICS (Industrie Chimique du Sénégal). Il
a fini son allocution en revenant sur la question de la structuration du bureau en proposant des commissions à
la place de responsable pour pallier aux contraintes de temps mais aussi permettre à tous les membres du club
de s’impliquer .
M. Chérif DIALLO coordonnateur du projet 3C a tenu à partager avec les membres présents à cette réunion les
objectifs de l’initiative mais aussi les rappeler la nécessité de l’appropriation du projet gage de sa durabilité
M. Youssou NDIAYE a après avoir salué l’initiative, exposé ses préoccupations relatives aux actions concrètes
que devraient mener le club, les moyens et dispositions qui seront mis à leur disposition pour les activités qu’ils
devront menées.
La question du statut juridique ou de la reconnaissance juridique du club a été soulevée ayant en perspective la
soumission de projets à de potentiels bailleurs mais également pour plus de crédit auprès des différentes
entreprises locales
M. Alassane NDIAYE quant à lui, a exprimé le besoin de formation sur toutes les questions relatives aux
changements climatiques, sur les négociations mais surtout sur la rédaction et le montage de projets ce qui
permettrait au club d’être financièrement autonome ;
M. Omar MANE a insisté sur le fait que le plan d’action devrait refléter les réalités de leur localité et que la
sensibilisation de toute la population et de tous les acteurs concernés devrait être leur action première faisant
en sorte que la problématique des changements climatiques mais surtout des impacts négatifs sur leur
environnement soit une urgence à résoudre par la population elle même.
M. Omar DIOP n’a pas manqué de signaler les problèmes de santé que rencontrent les populations locales et
dont la responsabilité est en partie imputée aux ICS de Taïba avec ses déchets non traités déversés dans la
nature.

 

Enfin l’équipe d’ASI a tenté de répondre à toutes les questions qui ont été posées avant d’en venir à
l’élaboration d’une esquisse de plan d’action que vous trouverez en annexe. Il a été convenu avec le 3C de
Taïba que des activités pourront être déroulées d’ici la fin d’année, avec les moyens qu’il pourra mobiliser et
de l’appui d’ASI.

Annexes 3 : Installation du club changements climatiques de Joal-Fadiouth
Elle s’est tenue le Jeudi 28 Septembre 2017. A l’entame M. Chérif DIALLO est revenu sur les missions d’ASI suivi
d’une petite présentation du projet 3C. Ce qui lui a permis de décrire les orientations mais surtout revenir sur
comment est née l’idée d’instaurer au Sénégal des clubs changements climatiques qui constituent des cadres
de formation, de dialogue et d’action sur la problématique des changements climatiques.

M. Babacar DIOP nous a fait part des problèmes liés à la pollution marine qui sont en partie causés par le
déversement de déchets non traités dans la nature. Ces déchets sont issus des usines présentes dans leur
localité et OMEGA FISH a été désigné comme étant le principal responsable de la pollution marine et
atmosphérique au niveau de Joal-Fadiouth.
D’autres problèmes ont été soulevés par M. DIOP comme l’avancée de la mer causée par l’extraction du sable
marin. La mauvaise gestion des déchets surtout plastiques a été posée et l’implantation d’une usine de
recyclage ou d’un système de récupération des déchets plastiques est identifié comme une solution à la lutte
contre le plastique.
Soulignons qu’à Joal la salinisation des terres est de plus en plus croissante avec l’avancée de la mer. Pour
lutter contre ce fléau, un reboisement avec des espèces halophiles a été réalisé comme étant une solution
selon toujours M. DIOP.
Mlle Anne Marie DIENG a évoqué le problème des ordures ménagères avec le retrait de l’AGETIP qui assurait la
gestion auquel s’ajoute celui des eaux ménagères. Elle a mentionné l’existence d’un programme au niveau de
Joal qui vise à doter à chaque foyer une fosse septique mais le manque de moyens pourrait être un frein pour
leur acquisition.
M. Adama DIOH a poursuivi sur la même lancé que ses prédécesseurs en mettant l’accent sur la non
implication de la jeunesse sur les projets de développement et il préconise une sensibilisation de la population
sur les enjeux des changements climatiques. Il a terminé en évoquant le problème qui survient lors de la
transformation traditionnelle des produits halieutiques c’est à dire une pollution atmosphérique qui peut être
source de maladies respiratoires.
Enfin le Comandant Abdoulaye DIONE représentant de l’AMP de Zoal a mentionné le manque d’engagement
des populations qui pourraient constituer le levier pour la préservation de l’environnement.
Il a aussi soulevée le problème de l’envahissement des algues suivi de leur décomposition ce qui entraine la
disparation des arches dont la commercialisation reste l’une des principales activés des femmes de la localité.

Pour finir un bureau a été proposé dont la présidence est assurée par M. DIOH et les activités du club devrait
s’inscrire dans l’agenda de la Commune qui est entrain de dérouler son programme environnement.

 

Annexes 4. Installation du club changements climatiques de Cayar


La cérémonie qui s’est tenue à la date du 01 novembre 2017 dans les locaux de la mairie de Cayar fut
l’occasion de réunir des autorités de la localité, des agents de la municipalité et de l’AMP, des femmes
transformatrices de poissons, éleveurs et pêcheurs mais également des jeunes très engagés dans la lutte
contre la dégradation de l’environnement. Cette réunion avait comme objectif de mettre en place un club
changement climatique et en même d’installer le bureau qui devra se charger d’assurer l’exécution des actions
que devra mener le club de Cayar et qui devront s’inscrire dans la même dynamique que ceux déjà installé à
Taïba Ndiaye et à Joal-Fadiouth.

     

Après les mots de bienvenue de M. Cheikh Elimane DIONE conseiller technique à la mairie de Cayar et président de la
commission environnement, M. DIONE a principalement tenu à souligner la nécessité d’impliquer toutes les structures
techniques présentes dans la commune à savoir l’APM, les services d’hygiènes, la gendarmerie, la croix rouge de manière
générale toutes les services et particuliers qui s’exercent dans le domaine de l’environnement et la protection de la nature.
Le bureau validé est composé d’un président, de son adjoint et les avec six (6) commissions que sont :

  • La commission reboisement
  • La commission collecte des ordures
  • La commission collecte des eaux usées
  • La commission set-sétal
  • La commission genre
  • Et la commission organisation
    Chaque commission est composée d’un président de commission et d’un adjoint. Tous les membres du club peuvent adhérer
    à ces différentes commissions ce qui favorisera une meilleure appropriation mais surtout les incitera à mieux s’engager. Une
    cellule technique composée par les présidents des commissions a été en même temps mise en place elle devra se charger
    l’exécution des missions du club.
    Il est prévu de faire des actions locales mais également des actions d’envergures. La restauration de la bande de filao avec
    l’appui des eaux et forêts devrait être une des actions premières à mener dans le but de restaurer la forêt qui tend à
    disparaître. Selon Mariama DIEME, la journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin de chaque année, devrait être
    une oc
    casion pour vulgariser des actions de reboisement dans le but de redonner à la commune sa verdure d’avant.
    Mme Camara a souligné l’urgence de trouver des partenaires financiers et techniques qui pourront les appuyer dans la mise
    en œuvre de leurs actions en vue. La vulgarisation des énergies renouvelables et le développement de l’agriculture
    biologique devrait être un des objectifs premier que devrait se fixer le club ceci devant de faire avec l’implication de toute la
    communauté en passant par les ASC.
    L’éducation environnementale pourrait être une voie à l’appel à la sensibilisation aux changements climatiques mais aussi au
    changement de comportement.
    Il était convenu l’élaboration de l’esquisse d’un plan d’action après l’installation du bureau mais les membres qui le
    composent ont jugé plus judicieux d’attendre la prochaine réunion qui devra se tenir dans les jours à venir.