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PROJET D’ETUDE D’ACCEPTABILITE ET DE FAISABILITE ECONOMIQUE DU MARCHE DES FOURNEAUX INSTITUTIONNELS AU SENEGAL
I. Contexte :
Au Sénégal, plus de 75 % des ménages utilisent le bois de chauffe avec des fourneaux traditionnels pour la cuisson des repas. La fumée provoquée par l’utilisation combinée du bois et des foyers ouverts est une menace pour la santé des ménagères. En effet, selon le rapport 2009 de l’OMS, environ 6300 sénégalais meurent chaque année en raison de la pollution de l'air intérieur. Pour pallier à ce phénomène, le projet « FASEN » a largement
encouragé au niveau des ménages sénégalais, l'utilisation de fourneaux économes en énergie. Toujours, l’importance d’adopter l’usage du foyer institutionnel se traduit par le fait que le Sénégal perd chaque année 40 000 ha dans les zones boisées à cause d’une consommation excessive de bois environ 2,1 % du PIB, selon une étude de FAOOrganisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. L’Etat dépense 70milliards FCFA dans la préservation des ressources forestières et de la biodiversité, ceci sans gros résultat. La désertification menace de plus en plus des régions jadis humides. D’importants programmes ont été menés sur l’offre de fourneaux domestiques que les populations ont adoptés mais il est à noter une demande de fourneaux institutionnels.
C’est toute la raison d’être du partenariat FASEN / ASI qui est venu pour répondre à une demande récurrente de fourneaux institutionnels par les populations impliquées dans la cuisine de masse.
Cependant, les foyers améliorés institutionnels n’ont pas connu un grand développement dans le projet « FASEN ». Notons que les foyers améliorés participent considérablement à la réduction des gaz à effet de serre, sont économes dans la consommation du charbon de bois, permettent de lutter contre les changements climatiques, limitent la déforestation et améliorent considérablement les conditions de vie des populations les plus pauvres.
A cet effet, l’étude consiste en la mise en place d’un marché durable et pérenne à travers une production de masse de Foyers Améliorés de qualité. Par ailleurs, l’accent est mis sur la promotion des fourneaux auprès des cibles avec une exposition détaillée de celui-ci tout en mettant en exergue ses aspects techniques, économiques et environnementaux afin que ces derniers manifestent le désir de se l’approprier. Il faut noter aussi que l’acceptabilité et la faisabilité économique du foyer doit permettre à la population d’exploiter de manière plus efficace les ressources renouvelables qui lui reviennent moins chères que si elle utilisait des
foyers traditionnels moins efficients. Un accent particulier sera développé pour le milieu rural afin de permettre que chaque ménage puisse disposer d’un foyer Amélioré.
Le FASEN intervient au niveau de huit (8) régions du Sénégal à travers le renforcement de capacités des artisans forgerons, céramistes, potiers, potières, comités de construction et distributeurs tels que les groupements de promotion féminine, associations, fédérations, GIE, et boutiquiers, afin de produire et commercialiser à plus grande échelle des fourneaux améliorés de qualité.
Ainsi, au vue de l’expérience de l’ONG ACTION SOLIDAIRE dans le marketing social de technologies nouvelles de cuisson et compte tenu de l’intérêt d’ENDEV/FASEN à accompagner la mise en place d’une filière Foyer Amélioré institutionnel, les 02 projets ont donc décidé de nouer un partenariat pour le développement du marché des foyersinstitutionnels Instove, qui passe nécessairement par une étude de marché afin de déceler le réel potentiel en vue d’une commercialisation desdits foyers « Instove » au Sénégal.

II. Objectif General :
Ce projet d’étude a pour objectif de tester l’acceptabilité et la faisabilité économique
(marché) pour la mise en place d’une filière foyer amélioré institutionnel au Sénégal.

III. Les activités réalisées :
  •  Séances de démonstration
La première phase de la mission consistait à évaluer le besoin chez les populations et de
recueillir leurs avis sur le fourneau institutionnel. A cet effet, plusieurs activités sont menées :
  • Campagne de Marmite du coeur pour taper sur l’oeil des populations actives sur la cuisson de masse ou la restauration à travers les fourneaux sur l’échelle nationale ;
  • Diffusion de spot publicitaire pour montrer l’existence du produit et susciter le besoin auprès de la cible ;
  • Séances d’animations avec les acteurs ciblés à Dakar et dans quatre autres régions pour montrer l’existence du produit et susciter le besoin auprès de la cible et recueillir leurs avis ;

  • un questionnaire a été élaboré et administré aux prospects lors des séances d’animation et au téléphone. Il comprend une identification du prospect, une évaluation de la pratique des fourneaux, une proposition de prix ;
  • Rencontres avec certaines institutions publics et privés impliquées dans la cuisson de masse pour comprendre leur pratique, leur présenter et proposer les fourneaux Njamala : COUD, Maison d’Arrêt et de Correction, Cantines scolaires.
  • Rencontre avec les institutions financières et potentiels partenaires commerçants et artisans : PAMECAS, Plateformes des partenaires de FIMF, DYNAMICS, UIMCEC, FDEA, CMS, Delta Consultin
  • Une réunion d’évaluation de la campagne de Marmite du coeur le 11 juillet 2016 a permis de noter les points suivants : une économie réelle de combustible de l’ordre de 25 000 F par jour comparée aux campagnes précédentes, une rapidité dans la préparation des repas, une forte réduction de la fumée dans le camp de préparation, une propreté améliorée au tour des camps de distribution des repas.Par ailleurs, le Coordonnateur de Marmite du coeur, M Mohamed Ndiaye, a rapporté tout l’intérêt manifesté par les populations des localités qui ont reçu MC sur les conditions et modalités d’acquisition des fourneaux.
IV. La mise en marché :
  •  4 aout 2016 : Une restitution de l’étude en présence des partenaires, de certains prospects,
  • 11 août 2016 : Une séance de validation, entre les partenaires ENDEV et ASI pour fixer le prix du fourneau Njamala et de relancer la communication avec les potentiels acquéreurs notamment les prospects de la première phase ;
  • 15 août 2016 : à partir de cette date nous avons communiqué le prix fixé du fourneau à tous les prospects rencontrés dans la phase 1 et avons soumis une proposition protocole d’accord de partenariat aux SFD ciblés ;
  • 5 octobre : séance de travail sur le protocole d’accord de partenariat avec la direction de PAMECAS ;
  • 7 octobre 2016 : réunion de coordination ENDEV/ASI pour évaluer les actions menées et la suite du projet ;
  • 7 et 9 Novembre 2016 : Diffusion du spot dans l’émission Fadiar Gui de Lamp Fall TV envue du Magal de Touba.
  •  15 novembre 2016 : réception de l’avis d’accord de principe de PAMECAS sur la convention proposée.
V. Perspectives :
A l’issu de cette mission d’étude, la mission a dégagé, les perspectives suivantes ont été
notées :
  • Organisation d’une cérémonie de remise des Fourneaux aux acquéreurs avec le PAMECAS ;
  • Former les acquéreurs sur l’utilisation des Fourneaux ;
  • Une possible mise sur place d’une usine de montage des fourneaux Instove au Sénégal pour soutenir l’offre ;Elargir la gamme à d’autres capacités
  •  Elargir la gamme à d’autres types de combustion innovante
  •  Etc.
PROGRAMME D’APPUI A L’AUTONOMISATION ECONOMIQUE DES FEMMES A TRAVERS L’EFFICACITE ENERGETIQUE (PAAEF)
CONTEXTE
Le Programme d’Appui à l’Autonomisation Economique des Femmes et des Jeunes et leur Accès à l’Energie Durable (PAAEF) vise à fournir une orientation stratégique, un soutien technique, des conseils politiques, et un renforcement des capacités pour permettre aux femmes de jouer un rôle de premier plan dans la promotion et l’utilisation des énergies durables pour l’autonomisation économique et la résilience climatique. Ainsi, les femmes transformatrices de poissons à Bargny GUEDJ travaillent dans des conditions très dures et la méthode de fumage à laquelle elles s’adonnent, présente des inconvénients majeurs aux plans socio-économique, sanitaire et environnemental. Du point de vue social, les femmes passent beaucoup plus de temps (24h environ) sur le site de transformation souvent obligées d’amener leurs enfants avec elles pour pouvoir mieux s’occuper d’eux. Sur le plan économique, la méthode de fumage utilisée par ces femmes est source d’utilisation massive de combustibles, qui, représentent des charges énormes en termes d’achats de combustibles comme matières premières. En outre, le mode de fumage ne favorise pas une bonne qualité des produits finis impactant ainsi sur les revenus. Il s’y ajoute un problème de stockage des produits et de circuits de commercialisation. Enfin relativement aux aspects sanitaires et environnementaux, les femmes transformatrices de poissons, travaillent dans des conditions d’insécurité totale c'est-à-dire sans gans, ni masques de protection. Elles sont ainsi très souvent confrontées à des maladies pulmonaires du fait qu’elles absorbent la fumée à longueur du temps, mais aussi et surtout à des problèmes d’insécurité du fait de l’éloignement et du manque d’éclairage du site. Compte tenu de la fumée qui se dégage dans le site et qui exerce une pollution permanente, l’environnement est atteint de tout bord et les populations environnantes en souffrent également. À cela s’ajoute un problème organisationnel et un manque de financement qui puissent leur permettre d’être plus autonome et de pouvoir faire face aux dictats des intermédiaires et/ou des étrangers( bana bana). Ceux-ci sont en contact permanent avec les transformatrices àtravers des protocoles ou contrat de production. Lors de la négociation des ventes, l’intermédiaire est en situation de force et fixe unilatéralement le prix au producteur. Des structures de base sont crées (GIE et autres groupements), mais faute d’appui technique, organisationnel et financier, la majorité de ces structures sont plongées dans la léthargie et subissent les effets d’un marché spéculatif. Par ailleurs, l’absence de moyens financiers se traduit par la fugacité de la dynamique de groupe, la fragilité de la cohésion sociale et la faiblesse du développement organisationnel. Ces pesanteurs représentent des défis à relever par le développement des appuis financiers autour des leviers d’impulsion des activités de transformation. Eu égard aux différentes contraintes ainsi relatées, l’organisation Action Solidaire International (ASI) a initié un projet dénommé « Programme d’appui à l’Autonomisation Economique des Femmes », cofinancé par la CEDEAO, à travers le CEREEC et dont la cible reste les femmes transformatrices de poissons est une réponse appropriée par rapport à leurs conditions d’existence et d’autonomisation. Ainsi, la transformation par le fumage, principale composante du projet reste de plus en plus une activité dont la dimension socio-économique et les impacts cumulés sont appréciables et intègrent les stratégies de la politique de réduction de la pauvreté et d’implication de la cible femme dans les processus de décollage socio-économique du Sénégal. La mise en oeuvre de ce programme permettra de réduire les risques d’investissement fondés sur le genre, de créer un niveau de concurrence équitable et d’augmenter l’attractivité du secteur de la transformation des produits halieutiques pour les femmes entrepreneures. En outre, le fardeau des tâches familiales et domestiques supporté par les femmes réduit leur temps disponible pour participer au marché du travail des technologies d’énergie renouvelable. Ainsi, trois sites ont été choisis après la visite conjointe des partenaires sur les sites de Sendou 1 et 2, Bargny Khelcom, Khembé et Yenne. Le choix a été porté sur les sites de Sendou 1, Bargny Khembé et Bargny Khelcom dans une première phase. Les fours se caractérisent techniquement par une forme rectangulaire, équipés d’un grillage amovible facilitant le nettoyage et résistant à la chaleur et muni d’un couvercle en tôle Galva. Les différents foyers sont séparés pour éviter les déperditions de chaleur. La longueur est de 6 m et la largeur de 1.20 m. Une cheminée est prévue pour réguler la densité de la fumée etl’humidité à l’intérieur du four. Il est très important d’orienter ces ouvertures par rapport au vent dominant (parallèlement au four). La hauteur du four est de 90 cm. La distance entre le coeur du feu et le grillage est de 70 cm. Les claies de braisage fumage sont en feuille de métal déployé. On note aussi cinq foyers d’ouverture de 45 x 45 cm. La capacité de chargement est de 1250 kg avec un rendement de 35 à 50 %.
Objectif général
L’objectif du Programme d’Appui à l’Autonomisation Economique des Femmes est de promouvoir l’efficacité énergétique dans l’exploitation des sites de transformation de poisson par l’entreprenariat avec l’usage productif des services énergétiques.
Activités réalisées 
avec l’Agence Nationale des Energies Renouvelables (ANER);
Mise en place de trois séchoirs solaires dans le site de Sendou 1 en collaboration;
Bargny Khelcom ;
Construction de fours parpaing dans les sites de Sendou 1, Bargny Khembé et
Formation des bénéficiaires en gestion simplifiée et utilisation technique des fours;

 

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