PROGRAMME D’APPUI A L’AUTONOMISATION ECONOMIQUE DES FEMMES A TRAVERS L’EFFICACITE ENERGETIQUE (PAAEF)

Friday 02 June 2017

Le Programme d’Appui à l’Autonomisation Economique des Femmes et des Jeunes et leur Accès à l’Energie Durable (PAAEF) vise à fournir une orientation stratégique, un soutien technique, des conseils politiques, et un renforcement des capacités pour permettre aux femmes de jouer un rôle de premier plan dans la promotion et l’utilisation des énergies durables pour l’autonomisation économique et la résilience climatique. Ainsi, les femmes transformatrices de poissons à Bargny GUEDJ travaillent dans des conditions très dures et la méthode de fumage à laquelle elles s’adonnent, présente des inconvénients majeurs aux plans socio-économique, sanitaire et environnemental. Du point de vue social, les femmes passent beaucoup plus de temps (24h environ) sur le site de transformation souvent obligées d’amener leurs enfants avec elles pour pouvoir mieux s’occuper d’eux. Sur le plan économique, la méthode de fumage utilisée par ces femmes est source d’utilisation massive de combustibles, qui, représentent des charges énormes en termes d’achats de combustibles comme matières premières. En outre, le mode de fumage ne favorise pas une bonne qualité des produits finis impactant ainsi sur les revenus. Il s’y ajoute un problème de stockage des produits et de circuits de commercialisation. Enfin relativement aux aspects sanitaires et environnementaux, les femmes transformatrices de poissons, travaillent dans des conditions d’insécurité totale c'est-à-dire sans gans, ni masques de protection. Elles sont ainsi très souvent confrontées à des maladies pulmonaires du fait qu’elles absorbent la fumée à longueur du temps, mais aussi et surtout à des problèmes d’insécurité du fait de l’éloignement et du manque d’éclairage du site. Compte tenu de la fumée qui se dégage dans le site et qui exerce une pollution permanente, l’environnement est atteint de tout bord et les populations environnantes en souffrent également. À cela s’ajoute un problème organisationnel et un manque de financement qui puissent leur permettre d’être plus autonome et de pouvoir faire face aux dictats des intermédiaires et/ou des étrangers( bana bana). Ceux-ci sont en contact permanent avec les transformatrices àtravers des protocoles ou contrat de production. Lors de la négociation des ventes, l’intermédiaire est en situation de force et fixe unilatéralement le prix au producteur. Des structures de base sont crées (GIE et autres groupements), mais faute d’appui technique, organisationnel et financier, la majorité de ces structures sont plongées dans la léthargie et subissent les effets d’un marché spéculatif. Par ailleurs, l’absence de moyens financiers se traduit par la fugacité de la dynamique de groupe, la fragilité de la cohésion sociale et la faiblesse du développement organisationnel. Ces pesanteurs représentent des défis à relever par le développement des appuis financiers autour des leviers d’impulsion des activités de transformation. Eu égard aux différentes contraintes ainsi relatées, l’organisation Action Solidaire International (ASI) a initié un projet dénommé « Programme d’appui à l’Autonomisation Economique des Femmes », cofinancé par la CEDEAO, à travers le CEREEC et dont la cible reste les femmes transformatrices de poissons est une réponse appropriée par rapport à leurs conditions d’existence et d’autonomisation. Ainsi, la transformation par le fumage, principale composante du projet reste de plus en plus une activité dont la dimension socio-économique et les impacts cumulés sont appréciables et intègrent les stratégies de la politique de réduction de la pauvreté et d’implication de la cible femme dans les processus de décollage socio-économique du Sénégal. La mise en oeuvre de ce programme permettra de réduire les risques d’investissement fondés sur le genre, de créer un niveau de concurrence équitable et d’augmenter l’attractivité du secteur de la transformation des produits halieutiques pour les femmes entrepreneures. En outre, le fardeau des tâches familiales et domestiques supporté par les femmes réduit leur temps disponible pour participer au marché du travail des technologies d’énergie renouvelable. Ainsi, trois sites ont été choisis après la visite conjointe des partenaires sur les sites de Sendou 1 et 2, Bargny Khelcom, Khembé et Yenne. Le choix a été porté sur les sites de Sendou 1, Bargny Khembé et Bargny Khelcom dans une première phase. Les fours se caractérisent techniquement par une forme rectangulaire, équipés d’un grillage amovible facilitant le nettoyage et résistant à la chaleur et muni d’un couvercle en tôle Galva. Les différents foyers sont séparés pour éviter les déperditions de chaleur. La longueur est de 6 m et la largeur de 1.20 m. Une cheminée est prévue pour réguler la densité de la fumée etl’humidité à l’intérieur du four. Il est très important d’orienter ces ouvertures par rapport au vent dominant (parallèlement au four). La hauteur du four est de 90 cm. La distance entre le coeur du feu et le grillage est de 70 cm. Les claies de braisage fumage sont en feuille de métal déployé. On note aussi cinq foyers d’ouverture de 45 x 45 cm. La capacité de chargement est de 1250 kg avec un rendement de 35 à 50 %.
Objectif général 
L’objectif du Programme d’Appui à l’Autonomisation Economique des Femmes est de promouvoir l’efficacité énergétique dans l’exploitation des sites de transformation de poisson par l’entreprenariat avec l’usage productif des services énergétiques.
Activités réalisées 
avec l’Agence Nationale des Energies Renouvelables (ANER);
Mise en place de trois séchoirs solaires dans le site de Sendou 1 en collaboration;
Bargny Khelcom ;
Construction de fours parpaing dans les sites de Sendou 1, Bargny Khembé et
Formation des bénéficiaires en gestion simplifiée et utilisation technique des fours;
 

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